rasoazananymalalatiana@gmail.com

Malalatiana Rasoazanany a étudié à l’Université d’Antananarivo, au sein de la Faculté des Sciences jusqu’en 2015 après avoir obtenu son D.E.A en Biologie de la Conservation Animale. Ayant désirée faire carrière en médecine, elle se passionne tout autant pour les Sciences naturelles. Au cours de son cursus universitaire, Malalatiana a travaillée sur les animaux et ainsi a appris à connaître leurs biologies, leurs modes de vie, leurs habitats, mais aussi leur diversité et les menaces qui pèsent sur eux. Elle a commencé à travailler exclusivement sur les Reptiles et Amphibiens (descentes sur terrains, inventaires, collectes de données, suivis, éradications en 2018 et 2019) mais auparavant, Malalatiana assistait et travaillait en collaboration avec des scientifiques Malagasy et étrangers sur des projets de recherches concernant les Oiseaux, les Carnivores, les Moustiques, etc.

Malalatiana dans son élément, à la recherche d’Amphibiens et de Reptiles
durant le Bioblitz d’ExplorerHome en 2019 dans la Nouvelle Aire Protégée de Maromizaha
(Crédit photo: Ramihangihajason Tolotra Niaina)


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ExploH – Qu’est-ce qui vous motive dans votre travail ?

C’est le fait de sans cesse apprendre et comprendre le « pourquoi ceci ou pourquoi cela » à partir des collectes de données, des observations et documentations.

ExploH – Quelle partie de votre travail aimez-vous le plus ?

Jusqu’ici, c’est la partie « fieldwork » qui me plaît le plus (rire), les travaux sur terrain sont enrichissantes non seulement en terme de connaissances mais aussi de savoir-faire. Dans la plupart des cas, ces travaux rassemblent des personnes de différentes origines (académiques, professionnelles) pour créer de nouveaux réseaux d’informations. 

ExploH – Racontez-nous une anecdote de terrain qui vous a le plus marquée.

C’était à Ambalavao, dans un petit fragment forestier aux alentours du Parc National Andringitra. On était venu faire un inventaire herpétologique et on avait campé au pied de la forêt. Le premier soir, on a tout de suite commencé avec une sortie nocturne, n’ayant pas eu le temps de visiter les alentours ni la forêt pendant le jour… c’était la première visite. Durant toute la durée de la sortie à la recherche d’animaux, une odeur nauséabonde de dépouilles en décomposition flottait dans l’air, et cela m’intriguait. Nous avons su plus tard que les habitants du village à proximité venaient d’enterrer un des leurs quelques mois auparavant. Ils ont pour coutume d’enterrer leurs morts dans des caves, des grottes ou simplement sous les grands rochers. Malgré l’odeur insoutenable à certains endroits, nous n’avons pas arrêté nos recherches pour autant : c’est aussi cela « être un scientifique » ! 

ExploH – Votre leitmotiv en tant que scientifique ?

Faire connaître au monde (que soit aux malagasy qu’aux étrangers) la richesse de Madagascar en terme de Biodiversité. Leur faire part de son importance, mais surtout transmettre nos savoirs pour une meilleure conservation de cette richesse. 

ExploH – Qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile dans votre travail ?

C’est le fait de n’obtenir d’autres résultats que « zéro » durant une collecte de données. C’est frustrant car on ne sait jamais si on n’a pas bien suivi le protocole de recherche, ou si c’est d’origine climatique, ou à cause d’une toute autre raison.

ExploH – Si vous n’étiez pas un scientifique, quel métier auriez-vous choisi ?

Sans hésiter, médecin.

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