Stéphanie Razakaratrimo a, depuis son enfance, été férue de la nature et adoré les animaux atypiques tels que les serpents, araignées et surtout les rapaces. Elle aime relever des défis et est très curieuse et passionnée. Elle obtient son Baccalauréat (série D) en 2005. Cette passion toujours en tête, ce fut tout naturel que ces matières préférées soient les sciences naturelles et l’anglais. Suite à une visite au Parc National d’Ankarafantsika, elle a voulu devenir biologiste. Stéphanie a poursuivi ses études à l’Université d’Antananarivo. En 2ème année au sein de la Faculté des sciences, ses choix furent entre la Biologie Animale, la Biochimie et la Paléontologie mais elle a finalement choisie d’approfondir la Biologie Animale. Depuis toujours, Stéphanie voulait étudier les animaux emblématiques de Madagascar et travailler dans un domaine qu’elle aime tout en contribuant au développement et à la protection de l’environnement. En 2011, on lui avait proposé de focaliser ses recherches sur un rapace malagasy : le Milan des chauves-souris. Proposition qu’elle a tout de suite acceptée. Et depuis l’obtention de son DEA en 2013, elle s’est donnée à fond dans ses recherches. Elle obtient son diplôme de Doctorat en 2020.

Stéphanie Razakaratrimo, avec son animal préféré, à Mandrozo en 2014

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ExploH – Qu’est-ce qui vous motive dans votre travail ?

Ce qui me motive le plus c’est être en contact avec la nature et avec ce qui est essentiel, mais aussi faire un travail qui contribue au développement de mon pays.

ExploH – Quelle partie de votre travail aimez-vous le plus ?

Ce que je préfère le plus c’est découvrir des lieux encore inexplorés, me retrouver seule face à la nature et apprendre encore et encore sur les rapaces de Madagascar.

ExploH – Racontez-nous une anecdote de terrain qui vous a le plus marquée.

C’était la première fois que j’ai été en contact direct avec un oisillon de “Milan des chauves-souris”, il était agé d’un mois environ. Je l’ai laissé se percher sur mon avant-bras, j’ai senti ses griffes et je l’ai senti prendre son équilibre, il m’a regardé et est resté calme 🙂 

ExploH – Votre leitmotiv en tant que scientifique ?

Il y a encore beaucoup à apprendre sur la biodiversité de Madagascar. Cela reste un sujet toujours fascinant à mes yeux et je suis d’autant plus motivée quand je sais que des jeunes veulent suivre le même parcours, j’adore partager!

ExploH – Si vous vous identifiez à un animal, ce serait lequel ?Pourquoi ?

Si j’étais une espèce animale, je serais un oiseau rapace: féroce et doux à la fois. Et particulièrement un “Milan des chauves-souris” qui n’entre en activité qu’une fois le soleil couché. Je suis moins inspirée le jour 🙂

ExploH – Qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile dans votre travail ?

Le plus difficile à gérer c’est l’incompréhension de certains compatriotes et surtout des personnes concernées dans le bon déroulement des projets de conservation.

ExploH – Si vous n’étiez pas un scientifique, quel métier auriez-vous choisi ?

Si je n’étais pas scientifique j’aurais été compositrice de musiques de films. 

ExploH – Votre « role model » ?

J’en ai plusieurs, mais ceux qui m’inspirent les plus ce sont mes parents. Ils n’ont pas suivi d’études scientifiques, pourtant ils m’ont toujours encouragé et appris à être celle que je suis maintenant.

ExploH – Une contribution de votre “spécialisation” dans la vie quotidienne: 

C’est faire connaître, surtout aux profanes, qu’il existe des espèces animales emblématiques de notre pays et éduquer les gens à aimer et préserver cette biodiversité!

« Happy Place » avec Stéphanie….
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